Actualités - Présidentielle 2020

« Ouattara a écarté Duncan. Et Comme, ils ne voulaient pas non plus de lui, alors, on dit : nouvelle génération »


Publié le 06 Juillet 2020 à 09:29
Source: Autre Presse
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Photo d`archive utilisée juste a titre d`illustration

Georges Philipe Ezaley, vice-président du Pdci-Rda, s’est exprimé sur la candidature Bédié, le rôle de Duncan au sein du RHDP.

Normalement, j’ai un chef. C’est le secrétaire exécutif en chef, c’est à lui que vous devriez poser cette question. Moi, j’ai accompli des missions dans le cadre de cette charge que j’ai. Et je peux vous avouer que le travail que nous faisons avec nos frères et amis du Fpi et des autres partis qui sont donc dans notre plateforme non idéologique, on est en train de semer l’avenir de la Côte d’Ivoire ensemble.

Et j’ai beaucoup d’espoir dans ce qui est en train d’être fait. On a signé l’accord cadre, on a demandé ensuite à nos Directions locales de travailler ensemble. Et il y a d’autres choses sur lesquelles, nous sommes en train de travailler. Mais, je veux dire que ce n’est pas à moi de répondre à votre question, mais j’ai beaucoup d’espoir. Surtout qu’il y a eu cette rencontre historique entre le président Bédié et son jeune frère Laurent Gbagbo.

Il s’est déplacé pour aller le voir. C’est pourquoi, je dis que le président Bédié, ce n’est pas le pouvoir, c’est la Côte d’Ivoire qui l’intéresse. Le bien de la Côte d’Ivoire. Ça, personne à la limite, se met de côté. Il avait des problèmes soit disant avec le président Ouattara. Il s’est mis avec lui. Donc, il s’est effacé. Il avait des problèmes politiques avec le président Gbagbo, aujourd’hui ils sont ensemble.

Donc, c’est quelqu’un qui sait se mettre en arrière pour l’intérêt de la Côte d’Ivoire et il l’a prouvé plusieurs fois. C’est pour ça que moi, je ne suis pas inquiet outre mesure pour l’avenir. Ce monsieur a une vision très claire pour notre pays. Je vais vous étonner. Vous savez, ils n’ont pas pu liquider le Pdci, mais quand on fait l’appel de Daoukro, on dit quoi ? Nous étions assis, moi, j’étais à Daoukro, ce jour-là. On dit alternance politique entre les deux partis.

Donc, nous on était dans cette vision, l’alternance, quand, on a entendu le discours. Et puis, après, l’alternance de la part de nos amis est devenu quoi ? Ils ont dit qu’on prendra le meilleur d’entre nous. Ils ne voulaient pas l’alternance politique, mais qu’ils prendraient le meilleur d’entre nous. Mais quand on reg arde le meilleur, c’était qui ?

Parce que si le président Ouattara, après ses deux mandats, ne faisait plus de mandat, le meilleur d’entre nous, c’était qui ? C’est le président Bédié. Ministre de l’Economie et des finances, Ambassadeur, président de l’Assemblée nationale, président de la République. Donc, quand on regarde dans toute la classe politique, le meilleur c’était qui ? Le meilleur, c’était lui. Mais pourquoi, vous ne voulez pas que ce soit lui ? On a dit qu’il faut unifier les partis. Comme ça, c’est une seule voix qui parle. Et c’est là la lucidité dont je parlais tout à l’heure, l’intelligence. Surtout que ça entrainaît la liquidation du Pdci.

Ils se retrouvent là-bas. Mais le meilleur d’entre eux, en ce moment-là, ça devait être qui ? Moi, quand je regarde après le président Ouattara, c’est qui ? C’est Duncan. Deux fois Premier ministre, une fois ministre d’Etat et des Affaires étrangères et vice-président. Comme, ils ne voulaient pas non plus de Duncan, alors, on dit : nouvelle génération. Vous voyez comment cette affaire évolue. Alternance politique, non, ça ne les arrange pas. Le meilleur d’entre eux, ça ne les arrange pas. Le dernier argument, c’est la nouvelle génération. Pour écarter qui ? Pour écarter Duncan.

Ça leur fait dire quoi ? Nouvelle génération, c’est pour l’opposer à qui ? Au président Bédié. Mais c’est peine perdue. Parce que pourquoi veut-on opposer la jeunesse au doyen, aux personnes âgées. Ça n’a pas de raison d’être. Vous savez, il y a un adage qui dit : « si jeunesse savait, si vieillesse pouvait ».

Ça veut dire que quelque part, les adages, ce sont des vérités profondes. Ça veut dire quelque part, on a besoin et de la jeunesse et des vieux pour avancer de manière harmonieuse. Mais là, on essaye de les opposer. Ce n’est pas bon. Vous allez voir qu’aujourd’hui, leur nouvelle trouvaille, ça va être : vieux. Mais diantre, vieux en Afrique, ce n’est pas mauvais. Si vous vous rappelez, le président Houphouët, on était heureux quand il parlait.

On disait : le vieux ! Mais ? Il était vieux, mais est-ce que ça posait un problème à la Côte d’Ivoire ? Pourquoi aujourd’hui ça doit poser un problème à la Côte d’Ivoire ? Pourquoi ? Moi, je ne comprends pas. On fabrique des expressions, des mots et puis, on fait mousser et puis on fait beaucoup d’enfumage dessus. C’est comme cette affaire d’émergence.

Aujourd’hui, est-ce qu’on parle d’émergence ? On dit Ivoirien nouveau, est-ce qu’aujourd’hui vous entendez quelqu’un parler d’Ivoirien nouveau ? Donc, on fabrique des choses, on jette et puis… donc aujourd’hui, ce qu’ils fabriquent, c’est : vieux. Mais vieux-là, hier, on a eu notre vieux, c’est Houphouët. Aujourd’hui, notre vieux, c’est Bédié et on va aller avec lui.




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