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Candidature à la présidentielle, Soro, Eco.../ Alassane Ouattara parle depuis Londres : « Je n'ai aucune nouvelle de Soro »


Publié le 25 Janvier 2020 à 10:53
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Vous êtes venu à Londres dans le cadre du forum Royaume-Uni-Afrique sur l'investissement. Mais commençons par la situation politique dans votre pays. On a l'impression que c'est un peu confus. Qu'est-ce que vous avez à dire par rapport à cela ?

 Moi, je ne vois aucune confusion. Vous savez, c'est une manifestation de la démocratie puisqu'il y a des élections dans neuf (9) mois, c'est normal que les partis politiques soient en effervescence. Mais les élections auront lieu le 31 octobre. C'est fixé dans la Constitution. Également, ceux qui veulent être candidats pourront l’être...

Dont Alassane Ouattara ?

 Alassane Ouattara n'a pas pris de décision. Il a dit qu'il prendra sa décision d'ici le mois de juillet.

 Pourquoi est-ce aussi difficile ?

 Non ! Parce que la Commission électorale m'autorise. Pourquoi voulez-vous que je me précipite pour dire que je suis candidat ou je ne le suis pas ?

 Pour que les populations puissent être fixées et peut-être aussi les candidats ?

 Non, non, je suis à la tâche. Je fais mon travail au quotidien. Je suis au bureau tous les jours. Ceci rassure les Ivoiriens, ceci rassure la communauté internationale et quand je prendrai ma décision, elle sera connue. Et puis, je proposerai si je ne suis pas candidat, qu'il y ait une équipe qui puisse être mise en place qui me remplace et qui continue le travail que j'ai commencé. Si je décide d’être candidat aussi, je continuerai avec une bonne équipe.

 Donc, vous faites durer le suspense ?

 Non, pas du tout ! Vous savez, il faut respecter les lois dans nos pays. Moi je suis très attaché à la Constitution, aux lois électorales donc, il n'y a pas de soucis.

 Certaines personnes qui se sont déclarées candidates, peut-être un peu trop tôt…

 C'est leur droit. Il y en a qui se déclarent deux ans avant. Si quelqu'un se déclare un an avant, c'est son droit.

 Vous avez deviné, je veux parler de Guillaume Soro. Qu'est-ce qui se passe avec votre ancien allié ?

 Mais, je n'ai aucune nouvelle de Guillaume Soro. Je ne saurai vous le dire. Peut-être, essayez de l'interroger.

 Un mandat d’arrêt a été émis par la justice ivoirienne. Pour beaucoup de vos détracteurs, c'est un signe ?

 Comme vous l'avez dit, ce sont mes détracteurs. La loi est bonne…

 Vous avez peur de Guillaume Soro ?

 Moi ? Mais c'est mon fils. Je l'ai dit : c'est un garçon que je considère (qui) a été avec moi et qui a beaucoup appris à mes cotés.

 Monsieur le président, vous êtes venu à Londres, comme je le disais pour participer au sommet Royaume-Uni-Afrique sur l'investissement. Votre pays fait figure de modèle en Afrique. De quoi est-ce que vous avez besoin ? Qu'attendez-vous du Royaume-Uni ?

 Nous avons besoin de plus d'investissements. Vous savez, la Côte d'Ivoire, au cours des 8, 9 dernières années, a eu un taux de croissance moyen de 8 % par an. Ça veut dire qu'à la fin de 2020, nous aurons doublé notre Produit intérieur brut (Pib).

Depuis 2012, c'est quand même exceptionnel ! Il n'y a que la Corée et la Chine qui ont eu une telle performance. Nous voulons continuer pour avoir une croissance inclusive pour réduire la pauvreté qui a été fortement réduite déjà, pour aller vers l'émergence et faire en sorte que la Côte d'Ivoire continue d’être un pays modèle, pas seulement au plan économique et financier, mais également au plan démocratique, au plan du respect des droits de l'Homme et nous sommes sur la bonne voie.

 Un sujet qui vous tient à cœur M. le président : l'eco. C'est une monnaie qui va remplacer le cfa. Vous avez annoncé, lors de la visite du président français, Emmanuel Macron le mois dernier, le nouveau nom de cette monnaie. Mais apparemment, tous les pays de la région ne sont pas d'accord ?

 Je crois qu'il y a une confusion totale. Avant de l'annoncer avec le président Macron, j'en avais informé les chefs d’État de la Cedeao, le matin même à Abuja. Je suis allé au sommet.

Je leur ai dit toutes les décisions qui étaient en cours, qui sont des décisions importantes de fermer le compte d'opération et de transférer les ressources du compte d'opération à la Banque centrale. Deuxièmement, de faire en sorte qu'au conseil d'administration, au comité de politique monétaire, la commission bancaire, il n'y ait plus de Français qui soit dans ces structures et qu'avec le temps, nous formerons l'eco avec tous les pays qui respectent les critères de convergence.

 Donc, il n'y a aucun désaccord ?

 Aucun désaccord au niveau des chefs d’État. Aucun ! Ils ont été informés. Je leur ai écrit et nous avons été félicités par le Ghana et par d'autres pays. Moi, je suis très fier de cette évolution.

 Propos retranscrits sur Bbc par Venance KOKORA




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