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Chantages contre Soro : quand Abidjan s’empêtre dans les petits calculs de portée politique


Publié le 21 Février 2020 à 08:07
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Abi-Daman Koné décrypte les dernières révélations de « La Lettre du Continent » sur la médiations entre Abidjan et les chantages contre Guillaume Soro.

Tout ça pour ça ? Telle est l’interrogation que nous imposent les dernières révélations de la très sérieuse lettre confidentielle française d’actualité africaine « La Lettre du Continent » sur les motivations de toute la cabale politico-judiciaire ourdie par le Pouvoir d’Abidjan contre l’opposant ivoirien Guillaume Soro et ses proches.

Comment le pouvoir d’Abidjan incarné par le président Ouattara, que dis-je l’homme Ouattara, crédité depuis toujours d’une réputation d’homme méthodique, intelligent et brillant peut-il arriver à croire que ramasser à la pelle et balancer en prison des parents et proches d’un opposant de surcroît de l’étoffe de Guillaume Soro (qu’il devrait pourtant connaître mieux que quiconque) peut-il être un moyen de pression et de chantage politique efficace et efficient à le faire abdiquer et à l’obliger à renoncer à ses ambitions présidentielles ?

Davantage surprenant parce que venant de l’administration Ouattara, l’intrépide opposant d’hier que rien, même les tueries de masse de ses partisans encore moins les interrogatoires de police humiliants pour sa génitrice n’ont réussi à entamer la détermination sur le chemin ardu et ensanglanté du Palais.

Avouons-le, cette stratégie de courte vue indigne de novices politiques est tout simplement symptomatique de la pathologie de la panique qui n’échappe plus aux observateurs avertis. Empêtré dans les contradictions liées à ses choix et orientations politiques suicidaires, le Président Ouattara n’a plus cette sérénité d’antan qui lui était si caractéristique. Dire qu’il navigue à vue le navire ivoire serait peu dire.

Maintenant que ses calculs ont échoué sur l’intransigeante rectitude politique et l’innégociable dignité de l’ex-allié et désormais redoutable opposant, que lui reste-il à faire ? Continuer à rafler plus de proches et parents de ce dernier pour les geôles immondes de sa dictature ou libérer au prix de la honte indigne du rang qui est le sien, ceux qui ne devraient jamais s’y retrouver parce que victimes expiatoires ou collatérales d’une guerre injustifiée ?

Ou plutôt d’une guerre justifiée par la tenace volonté d’exclusion d’un adversaire politique de poids de la course au pouvoir d’État. Politique d’exclusion dont lui même a été victime pendant près de deux décennies avant d’en être affranchi, ironie du sort et de l’histoire, par celui-là même que lui la victime d’hier vise aujourd’hui par les mêmes vilenies politiques.




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