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Côte d’Ivoire : "Gbagbo est victime de la part de Ouattara, de l'infraction d'atteinte à la Constitution" (Magistrat)


Publié le 21 Juillet 2021 à 12:18
Source: Autres Sources
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Photo d`archive utilisée juste a titre d`illustration

Au retour du Président Laurent Gbagbo, il existe certaines personnes qui ont eu le courage de lui de ne s'être pas empressé de rencontrer Monsieur Alassane Dramane Ouattara. Il importe de leur rappeler certaines dispositions de la Constitution et du Code pénal avant de donner la réponse qui sied ces personnes qui auraient pu faire l'économie de cette critique tellement loufoque.

Il importe en effet de leur rappeler que la Constitution ivoirienne en ses articles 21 et 22 disposent que "tout citoyen ivoirien a le droit de quitter librement son pays et d’y revenir", que "l'exercice de ce droit ne peut être limité que par la loi" et qu'aucun Ivoirien ne peut être contraint à l’exil." Par ailleurs Alassane Dramane Ouattara, se prétendant président de la République, a prêté serment conformément à l'article 58 de la Constitution : "[...]

Devant le peuple souverain de Côte d’Ivoire, je jure solennellement et sur l’honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution [...] de protéger les Droits et Libertés des citoyens[...]. Que le peuple me retire sa confiance et que je subisse la rigueur des lois, si je trahis mon serment".

L'article 247 du Code pénal dispose que "tout agent public au sens de l'article 255 qui ordonne ou fait quelques ou à la liberté individuelle, aux droits civiques, soit à la Constitution est puni d'un emprisonnement de trois mois à un an [...]" Définit à l'article 255, l'agent public comme "toute personne qui détient un mandat électif, exécutif administratif [...] quel que soit son niveau hiérarchique [...]."

Il résulte de ce qui précède que le Président Laurent Gbagbo est victime de la part de Monsieur Alassane Dramane Ouattara, de l'infraction d'atteinte à la Constitution mais que de surcroît le non-respect de son serment par ce dernier est constitutif d'un acte de haute trahison au sens de la loi de 2002 sur la Haute Cour de Justice.

Il est donc reproché à la victime de n’être allé féliciter son oppresseur d'avoir tout fait pour l'humilier en mettant de si nombreux obstacles à la jouissance de ses droits, en le traitant de façon indigne de l'ancien président de la République qu'il est.

Certes, la Côte d'Ivoire est devenue un Goulag, une prison à ciel ouvert où les droits les plus élémentaires des citoyens sont confisqués, si bien que nombreux parmi eux, semblent sujet au syndrome de Stockholm, mais nous ne croyons pas que le Président Laurent Gbagbo, au regard du parcours qu'il revendique à juste titre, ne puisse jamais faire partie de cette catégorie de personnes qui ont fini par convaincre, le persécuteur qu'est Alassane Dramane Ouattara qu'il a le droit de vie et de mort sur les Ivoiriens. Non, vraiment, jamais, nous en sommes totalement convaincu.


Grah Ange Olivier  




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