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Crise post-électorale 2010-2011: « Il m’a dit : « maman, si tu ne te relèves pas, tu vas mourir sous les coups » »


Publié le 18 Décembre 2019 à 09:51
Source: Autre Presse
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Photo d`archive utilisée juste a titre d`illustration

Elle a décrit un environnement des plus hostiles au moment d’emprunter le chemin qui devait la mener, de la résidence à la voiture qui se trouvait à proximité de l’ambassade de France, afin de rejoindre l’hôtel du golf.

« Au moment où le 11 avril (2011, Ndlr), on a finalement dû se rendre et donc on m’a prise pour m’emmener à l’hôtel du golf, -mon mari avait déjà été évacué à l’hôtel du golf-, il m’a fallu traverser la cour. Le véhicule qui devait m’amener était garé devant la résidence de l'ambassadeur de France. Il fallait partir de la cour, marcher jusqu’à ce véhicule.

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Mais tout le long, la cour était remplie de Frci surexcités, les armes à la main. Il fallait traverser ce fleuve pour arriver au véhicule. Mais le nombre de coups que j’ai reçus sur la tête, le cou, le visage etc., par moments, je tombais », a relaté l’ex-parlementaire. Qui a confié avoir eu son salut, par l’intervention d’un des éléments armés qui lui a porté secours, l’aidant à regagner la voiture qui devait l’escorter jusqu'à l’hôtel du golf. Cela, sous les coups de ses pairs.

« Et il y a un jeune Frci qui a eu pitié de moi, je peux dire cela comme ça, qui est venu et il m’a aidée à marcher. A un moment donné, il m’a dit : « maman, si tu ne te relèves pas, tu vas mourir sous les coups ». Et je lui ai dit, ‘’mon fils, je ne peux pas me relever seule si tu ne m’aides pas’’.

Alors, il me soulevait et on reprenait la marche sous les coups. Je suis tombée comme ça trois fois et puis finalement, j'ai pu atteindre le véhicule et je suis montée dans le véhicule. Quand je suis montée et que je me suis assise dans le véhicule, toute tremblante, complètement épuisée, il me dit : « maman, je t’ai aidée, maintenant il faut me payer ».

Je lui ai dit : ‘’mon fils, je vais te payer comment ? Tu vois très bien que je n’ai rien en main’’. Il me dit : « Mais maman, tu as quand même quelques bijoux sur le bras ». Je dis :’’ c’est vrai. Toi au moins tu mérites cela puisque tu m’as aidée.

Et j’ai enlevé le bracelet que j’avais à la main, la montre que j’avais sur l’autre main, mes boucles d’oreille, la chaîne que j’avais au cou, je lui ai donné », a fait savoir l’ex présidente du groupe parlementaire du Front populaire ivoirien (Fpi) dans l’extrait vidéo long de 3 minutes.

Si elle a reconnu la difficulté de cet épisode, Mme Gbagbo a toutefois relativisé. « Donc, on a souffert ce genre de choses et ça n’a pas été facile, mais Dieu nous a protégés. On aurait pu tous mourir là », a-t-elle témoigné.

Libérée depuis le 8 août 2018 à la faveur de l’amnistie prise par le chef de l’État, Alassane Ouattara, Simone Gbagbo multiplie les sorties et actions pour promouvoir la paix et la réconciliation. Elle en profite pour remobiliser les militants du « Parti de Gbagbo », en vue de la présidentielle d’octobre 2020. Mission dans le cadre de laquelle elle a récemment reçu de vives critiques des inconditionnels de l’ex-chef de l’État qui l’accusent de vouloir tourner la page « Gbagbo ».




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