Actualités - Ranch d’Adjoumani

Exclusif : Côte d’Ivoire/ révélations sur le ranch d’Adjoumani à Tiassalé/ Le nom de Bédié cité


Publié le 08 Juin 2020 à 13:45
Source: Autre Presse
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Photo d`archive utilisée juste a titre d`illustration

Kouassi Kobenan Adjoumani, ministre de l'Agriculture et du Développement rural dans le gouvernement d'Amadou Gon Coulibaly, par ailleurs porte-parole principal du Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie la Paix ( RHDP), possède un vaste complexe agricole que nous avons visité le samedi 6 juin 2020, pendant plusieurs heures…

Une orangeraie de type «  Clémentine » qui s’étend sur 7 h, 72 ha de palmier à huile en production, un étang piscicole, une porcherie ( mélange de sanglier et de porc) logés dans 6 bâtiments de 96 compartiments pour les isoler, un grand canal de déviation sur le fleuve Bandama vers le ranch, un barrage et deux retenues d’eau, des canards, des bœufs, des dizaines d’ouvriers…

Bienvenue dans le domaine du ministre Kouassi Kobenan Adjoumani, à Tiassalé, 106 km au nord-ouest d’Abidjan. Il est 13 h, ce samedi 6 juin 2020 lorsque nous mettons pieds à terre de ce vaste ranch. Le travail fait ici, témoigne, à bien des égards, de l’attachement profond du ministre Adjoumani à la terre.

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Issu d’une famille d’agriculteurs, il s’est orienté vers cette voie, « par passion pour la nature ». En tout cas, Adjoumani n’a pas lésiné sur les moyens. Il admet que la création de son exploitation agricole «  fut un parcours de longue haleine ». Aujourd’hui, le résultat est là. Même si, selon lui, «  il travaille à perte »…

De la route de Tiassalé, nous parcourons 3 km pour éteindre le domaine. « Une voie entièrement faite par le ministre Adjoumani », apprend-on. Nous traversons une immense plantation d’hévéa en production. «  C’est la plantation du ministre Patrick Achi », nous renseigne notre guide. Nous traversons celle d’un certain «  Yapi », tout aussi vaste que celle du ministre-sécrétaire général de la Présidence de la République.

Au cœur de la palmeraie, une grande bâtisse en construction. Ce sera la demeure de campagne du ministre Adjoumani. Mais, les travaux sont à l’arrêt… « Je n’ai pas encore l’argent pour achever les travaux » nous explique plus tard le ministre. ça grouille de monde. « Le ministre est au bord », nous lance un ouvrier. Nous y retrouvons Kobenan Kouassi Adjoumani. Chaussé de bottes, un chapeau de cow-boy vissé sur la tête, un survêtement noir, une blessure dans la main droite faite par un objet tranchant, le ministre semble à son aise. Il est assis, dos au fleuve Bandama.

De pas fermes et assurés, il vient à notre rencontre, pour les échanges de civilités. « Merci d’être venus voir et toucher du doigt les réalités d’ici », nous lance-t-il. C’est en 2003, dit-il, qu’il s’est lancé dans l’exploitation agricole. Sur les pas de Kouakou Dapa, un ancien élu de Bondoukou, qui, avant lui, a découvert cet «  eldorado ». Notre regard est attiré par un canal d’irrigation«  J’ai fait ce canal pour dévier la trajectoire de l’eau de la rivière Bandama pour l’arrosage et la fertilisation des plans d’oranger » explique le ministre, caressant quelques fruits.

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Les oranges d’ici seront principalement vouées à l’exportation, avant de servir le marché local. « Contrairement à ce qui se raconte, je n’ai pas de plantation d’hévéa. J’ai 7 ha d’oranger, des clémentines, 70 ha de palmier à huile », c’est tout. « J’aime la nature. Ce que je fais ici, c’est à perte. Je ne gagne rien. Je le fais pour aider ces jeunes gens.

C’est pourquoi, j’ai opté pour le principe dit du «  travail partagé. 2/3 pour le locataire et 1/3 pour les prioritaires », assure le président du Conseil régional du Gontougo. Nous nous lançons alors dans la visite de l’exploitation, pendant 3 heures d’horloge.

Après l’orangeraie, c’est la porcherie qui nous accueille. Ces porcs hybrides, ont la taille d’hippopotames, voire des baleines, tellement qu’ils présentent une impressionnante masse. Une femelle est en train de mettre bas, sous les yeux émerveillés du ministre. «  J’ai commencé l’élevage des porcs chez moi à Tanda en 2004.

Lorsque j’ai eu des parcelles à Tiassalé, je les ai délocalisés ici en 2009 », nous apprend le ministre qui vante la salubrité de cet animal. «  Le porc est un animal propre. Voyez-vous, là où il mange, il ne défèque pas à cet endroit. Il va ailleurs déposer ses excréments », nous fait-il remarquer.

Ces bêtes sont logées dans 6 bâtiments pour 96 écuries. Adjoumani ignore le nombre de ces animaux, encore moins la quantité de viande commercialisée. «  Je ne sais pas combien ils sont » avoue-t-il… Mais, de notre avis, il devrait y avoir pas moins de 500, y compris les petits. Il envisage un projet de recherche sur ces animaux. Nous poursuivons notre visite.

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Voici une forte colonie de canards ainsi que des paons et des bœufs. « C’est le président Henri Konan Bédié qui m’a donné ces canards. Je suis allé lui faire un cadeau un jour et il m’a donné quelques canards.. Le président Bédié reste mon père. Il est très affectueux à mon égard », déclare Adjoumani, avec une pointe de dépit dans la voix. L’exploitation agricole du ministre Kouassi Kobenan Adjoumani borde le long du fleuve Bandama.

La voie qui y mène part du village de Niamoué, au carrefour «  manioc ». Comme il le soutient lui-même, Adjoumani dit ne rater aucun week-end dans ce bled. Sauf, un cas de force majeur. «  J’aime la nature et je me sens bien dans ma plantation » fait-il valoir.

Nous sommes maintenant au bord d’une immense retenue d’eau. C’est un lac artificiel créé par le ministre, pour les besoins d’eau, pour la ferme piscicole. C’est ici que des populations dénoncent un ruissellement d’eau venant sa porcherie et qui a détruit l’unique accès fleuve Bandama.

«  Voyez-vous, les gens racontent n’importe quoi. Cette histoire de conflit est une affaire inventée de toute pièce. Derrière ma plantation, il n’ y a aucun de village comme vous avez pu le constater. La route qui mène vers le fleuve Bandama, c’est moi qui l’ai faite. Elle est longue de 2 km. Il n’y a aucun village dans les environs de la ma plantation. D’où vient cette histoire de conflit ? s’interroge le président du Conseil régional de Gontougo.

Cette route mène aux plantations de Kouakou Dapa, grâce a qui j’ai pu avoir des terres ici. Il n’ y a pas de conflit ici entre moi et le village Niamoué. Ce village est derrière la route, à droite, en venant d’Abidjan, très loin de ma plantation. Il est loin de ma plantation. Je vis en harmonie avec les populations », nous explique le ministre, accusant ses adversaires politiques d’être derrière « ces mensonges ».

«  Il n’y avait pas de passage. C’est le ministre qui a fait la digue, puis la retenue d’eau. C’est comme ça que la route qu’il a faite est aujourd’hui praticable. Il n’y pas une seule goutte d’eaux usées qui sort de la porcherie pour aller contaminer des sources d’eau à Niamoué.

Parce que, entre la porcherie et la piste en question, il y une digue et l’étang piscicole  » renchérit un ouvrier. La visite tire à sa fin. Il est 17 h. Mais, le ministre tient à nous montrer ce qui constitue une de ses fiertés dans son domaine. La ferme piscicole. Un grand amas d’eau retenu par une digue artificielle. Dans ce lac, il élève des poissons.

«  Donne leur à manger, on va les regarder un peu », lance le ministre à l’endroit de l’ouvrier en charge de la pisciculture. Celui-ci balance plusieurs poignées d’aliment dans l’étang. Mais, aucun poisson ne se manifeste. Nous attendons quelques minutes. Toujours rien.

«  Bon, comme il fait chaud, ils sont loin de la berge. Ils viendront manger après quand il fera moins chaud » fait remarquer le ministre. Nous prenons congé du ministre et de ses ouvriers, avec le sentiment, que le ministre de l’Agriculture et de Développement rural a fait œuvre utile dans ce département et que son amour pour la terre est à la dimension de son engagement politique. 




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