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Présidentielle de 2020: Coulibaly-Kuibiert (Pdt de la Cei) avoue : « Je suis gêné d'être taxé d'être un homme du pouvoir»


Publié le 20 Novembre 2019 à 08:31
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Au deuxième jour, l'intervention très attendue du nouveau président de la Commission électorale indépendante (Cei), Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, a été l'occasion pour lui de s'ouvrir et de présenter son ambition pour cette institution, à environ 11 mois de la présidentielle d'octobre 2020. Sans faux-fuyant, il s'est ouvert aux journalistes et blogueurs professionnels, se prononçant sur plusieurs sujets. Réagissant aux propos qui le présentent comme un homme du pouvoir, le président de la Cei a indiqué : « je suis gêné d'être taxé d'être un homme du pouvoir parce que ce n'est pas vrai… ».

À l'écouter, « il y a bien longtemps que je me suis affranchi » de ces considérations. Aussi, a-t-il demandé qu'on lui rapporte « la preuve de son appartenance au pouvoir » actuel. « Je suis gêné quand on dit des choses qui ne sont pas vraies », a-t-il soutenu, soulignant cependant que cela ne veut pas dire qu'il n'a pas de contact avec le pouvoir Ouattara.

D'ailleurs, il n'a pas renié son accointance avec le président du Conseil constitutionnel, dont il a été le Secrétaire général, avant d'être désigné à la Cei. « Je suis allé à son école. Pour rien au monde, je ne vais renoncer à mes relations, surtout celles qui me rendent meilleur. Je ne peux m'affranchir de sa tutelle.

Mais la seule tutelle qui vaille, c'est celle de la loi… je ne viens pas déclarer élu ou perdant le pouvoir, mais le candidat qui aura recueilli le plus de suffrages. S'il est du pouvoir, tant mieux. S'il n'est pas du pouvoir, tant pis. Ne vous en faîtes pas pour mon courage », a-t-il déclaré.

Pour lui, la requête déposée par l'opposition devant la Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples (Cadhp) ne l'empêche pas, pour l'heure, de poursuivre son travail. « C'est en application de la première décision qu'il y a eu la recomposition de la Cei », a-t-il rétorqué.

À l'écouter, la proclamation des résultats de la présidentielle dans le Quartier général (Qg) de campagne d'un candidat en 2010, n'a en rien constitué une violation de la loi. « La validation des résultats n'est pas liée au lieu de proclamation. L'intérêt de la République réside dans la décision et non dans le lieu de proclamation de la décision.

L'indépendance de la Cei ne fait pas de la Cei un autre État. Dans une République, les institutions se parlent. Ce n'est pas parce qu'on se parle qu'on est soumis les uns aux autres », a-t-il affirmé, défendant son indépendance et l'autonomie de l'institution qu'il dirige.

En tout état de cause, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert a estimé que les attaques des politiques ne concernent pas, en réalité, la Cei. Elles sont dirigées, selon lui, vers d'autres politiques.

« Les politiques fonctionnent en stéréo. On ne sait pas à quel moment ils sont sur la fréquence consensuelle… Je vais veiller à ce que mon serment soit respecté. Jugez-nous aux actes. Je garde ma sérénité… », a-t-il dit.

Comme lui, plusieurs experts ont présenté les autres institutions, laissant découvrir leurs caractéristiques.




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