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Tidjane Thiam nommé pour quémander des fonds au G20 : Le retour raté en Afrique d’un banquier prodige


Publié le 14 Avril 2020 à 23:51
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Tidjane Thiam nommé par l’Union africaine (UA), en vue, entre autres, de « solliciter un soutien rapide et concret tel que promis par le G20 ». Le banquier , prodige qui a quitté la Côte d’Ivoire sur la pointe des pieds, après le coup d’Etat de décembre 1999, est au coeur de certaines critiques.

L’Union africaine, sous un « décret » de son président en exercice, le Sud-africain Cyril Ramaphosa, a « decided ». Une stratégie commune à l’échelle continentale pour faire face au coronavirus (Covid-19) et une task force chargée de coordonner les efforts de ses États membres et de leurs partenaires. « Afin de faire en sorte qu’une synergie se crée et que la propagation du virus soit la plus faible possible. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) est, elle aussi, très impliquée dans l’assistance aux gouvernements africains. Mais la clé de tout demeure l’accès aux ressources », insiste une note rendue publique le dimanche 12 avril 2020.

« L’Afrique a besoin d’un premier soutien financier de 100 milliards de dollars (plus de 50 000 milliards FCFA), qui permettrait de compenser la chute rapide des recettes publiques dues à l’effondrement du prix des matières premières, des échanges commerciaux et des flux touristiques, conséquence directe de la pandémie. Et ce d’autant plus que, parallèlement, les investisseurs ont retiré leurs fonds de tous les placements à risque, ce qui a mécaniquement fait bondir le prix de l’argent sur les marchés financiers, faisant des emprunts sur ces marchés des solutions peu viables », lit-on dans une tribune à deux mains expertes, signée par Tidjane Thiam et Jamie Drummond, parue dans la version en ligne de Jeune Afrique.

Tidjane Thiam, l’UA et le G20

Les envoyés spéciaux de l’UA, parmi lesquels la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, le Rwandais Donald Kaberuka, M. Tidjane Thiam et le Sud-africain Trevor Manuel seront chargés, « de solliciter un soutien rapide et concret tel que promis par le G20, l’Union européenne et d’autres institutions financières internationales », à en croire la note signée par Khusela Diko, porte-parole de Ramaphosa.

Le président sud-africain dont le pays compte le plus de nombre de cas contaminés au coronavirus en Afrique subsaharienne explique que « compte tenu de l’impact socio-économique et politique dévastateur de la pandémie sur les pays africains, ces institutions doivent soutenir les économies africaines qui sont confrontées à de graves défis économiques avec un ensemble de stimulation pour l’Afrique, y compris les dettes différés et les paiements d’intérêts ».

« Annuler la dette des pays africains est une bonne chose. S’assurer que l’argent généré par l’annulation de la dette, est bien géré, est encore mieux » (ASK)

L’Afrique doit compter sur ses ressources propres

Ces nominations, si elles ont enchanté certains partisans des membres de la Task Force, elles ne font pas, pour autant l’unanimité au sein de l’intelligentsia africaine. « Annuler la dette des pays africains est une bonne chose. S’assurer que l’argent généré par l’annulation de la dette, est bien géré, est encore mieux », a réagi André Silver Konan, après l’annonce faite par le Président français Emmanuel Macron, sans doute en écho de la sollicitation imminente de la Task Force amenée par le trio nommé par Ramaphosa.

En 2017, alors qu’Alpha Condé ne laissait pas pointer ses penchants autocratiques et que les intellectuels africains pensaient qu’il pouvait porter un postulat novateur, voici ce qu’il disait : « Notre solidarité collective est le garant du raffermissement de notre capacité à sortir le continent du paradoxe de ses richesses et de son état de pauvreté ».

« Faisons sauter toutes les barrières qui entravent les échanges entre nos Etats et compromettent l’intégration de leurs économies, toutes choses indispensables à l’accroissement du volume et de la qualité de nos produits, leur permettant ainsi d’être résilients, compétitifs et de s’insérer efficacement dans le système commercial international », avait lancé Alpha Condé, dans son discours de clôture du sommet tenu en Ethiopie les 30 et 31 janvier 2017. Son postulat, a depuis lors, disparu dans ses ambitions de 3è mandat anti-démocratique.




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