Faits divers - Situation sécuritaire

Bloléquin : Meurtre rituel d’un jeune Guéré/ De graves révélations sur la mort du jeune...Il a été saoulé et drogué avant d’être tué, de graves accusations contre le chef de brigade de la gendarmerie Koné Raoul


Publié le 13 Mai 2020 à 20:32
Source: Autres Sources
8353

photo d`archive utilisée juste a titre d`illustration

L’affaire du crime rituel de Séanda Junior fait grand bruit à Toulépleu et Bloléquin, où nous avons séjourné, du 8 au 10 mai 2020, dans le cadre d’une enquête. Ce que nous avons vu et entendu glace le sang. Le commandant de Brigade Bloléquin menace de tirer sur quiconque « marcherait sur la brigade ».

Séanda Junior, à peine trente ans, a trouvé la mort, dans des circonstances non encore élucidées, le 22 avril 2020, en début de soirée sur l’axe Guiglo-Bloléquin, dans la région du Cavally.. Son corps avait été déposé, par son patron, un certain Apôtchô, ressortissant nigérian, à l’hôpital, avant d’être évacué à la morgue de Toulépleu, sur autorisation du commandant de Brigade de Bloléquin, l’adjudant-chef Koné Raoul.

Cet apprenti chauffeur serait mort, victime d’un projectile qu’aurait lancé « un fou », vers le véhicule de transport, dans lequel, il avait pris place avec le chauffeur. Il n’y avait aucun passager à bord… Sur place, la réalité est tout autre. Les parents de la victime crient à « un assassinat rituel », son patron étant un grand adepte du fétichisme.

Il ressort de l’enquête que nous venons de mener à Bloléquin et Toulépleu entre le vendredi 8 et le dimanche 10 mai 2020 que le jeune homme «  a été attiré dans un piège par son patron », pour «  lui donner la mort ». D’ailleurs, certificat de «  genre de mort », délivré par Dr Doffou, un médecin de la localité, fait état de «  mort violente » du jeune apprenti chauffeur. M. Gbohoto Sokuya, l’oncle du défunt, que nous avons interrogé, fait de graves révélations, avant de conclure à «  un assassinat » de Séandé Junior. «  L’enquête piétine et nous nous posons beaucoup de questions.

Téléchargez gratuitement et installez l’Application du lecourrierquotidien.com 
en cliquant ici: 
lecourrierquotidien.apk  

Le préfet de Bloléquin s’est saisi de l’affaire, mais nous avons porté plainte contre le chauffeur. Celui-ci n’a pas encore été arrêté. Le commandant de brigade de Bloqléquin fait preuve d’un laxisme révoltant. Il donne l’impression de protéger les assassins. On nous a dit que notre fils Junior est décédé, parce que atteint par un bois lancé par un fou. C’est totalement faux. Cette version ne reflète en rien la réalité sur le terrain. Lorsque nous sommes allés sur les lieu, aucun signe d’un accident sur la voie.

C’est seulement le mercredi denier que la gendarmerie de Bloléquin s’est déplacée à la morgue de Toulépleu pour interroger les employés, sans associer les parents que nous sommes, 14 jours après le drame. Il n’y a eu aucune arrestation » a dit l’oncle. Qui ajoute. « Le jour du drame, le jeune homme était de repos. Il ne travaillait pas. Son patron l’a appelé pour l’accompagner à Gueya,, un village de Bloléquin. Et, dans le maquis d’une demoiselle prénommée Prisca, il lui a fait boire beaucoup d’alcool.

C’est dans un état d’ébriété total que Séanda Junior a été embarqué dans le véhicule. Le village Gueya est distant de seulement 4 km de la ville de Bloléquin. Selon des témoins, ils sont partis de Gueya à vers 18 h. Mais, ils ont mis deux heures d’horloge sur une distance de 4 km, pour arriver à Bloléquin, avec le corps sans vie de notre fils. Nous persistons, pour dire que notre fils a été assassiné, pour des besoins rituels » a indiqué M. Sokuya Gbohoto. Nous nous rendons donc à Gueya.

Téléchargez gratuitement et installez l’Application du lecourrierquotidien.com 
en cliquant ici: 
lecourrierquotidien.apk  

Mais, dans ce village, tous les témoins se sont coupées la langue. Nos efforts pour récolter des informations sont restés vains, ce dimanche 10 juin 2020. La tenancière du maquis, Mlle Prisca, chez qui le jeune apprenti a été saoulé, était introuvable. « Les gendarmes sont venus la voir pour lui dire de pas évoquer cette affaire avec qui que ce soit », nous a confié un habitant de Gueya. Nous nous rendons alors à la brigade de gendarmerie de Bloléquin, en vue de rencontrer le commandant de Brigade, l’adjudant-chef Koné Raoul, gravement mis en cause dans cette affaire. Il refuse de nous parler, se réfugiant derrière «  son droit de réserve ».

Il ordonne au Mdl-Chef qui nous reçois « de nous renvoyer au service de communication des Faci ». Néanmoins, nous apprenons sur place « son parti-pris flagrant dans cette affaire », du « fait de sa trop grande proximité avec le riche transporteur nigérian ». Alors « vous comprendrez pourquoi le patron de l’apprenti-chauffeur n’a pas attendu que la gendarmerie vienne constater la mort de Séandé Junior avant d’enlever le corps ». Nous apprenons, d’une source sécuritaire que « le chauffeur dont Séandé Junior était l’apprenti avait été vu devant une mosquée, le soir du drame, avec à son bord le corps de la victime.

Il était allé voir Apôtchô, le nigérian avant de déposer le dépouille à l’hôpital »… Aujourd’hui, une autre version est tenue par la gendarmerie, sur instruction du CB Koné Raoul, avons-nous appris. La version du chauffeur faisant croire que l’apprenti est mort sur le champ n’est plus de mise. Selon un gendarme intervenu dans le dossier, le jeune serait « décédé à l’hôpital » et non sur la route de Bloléquin-Guiglo. On explique que « la gendarmerie a autorisé un véhicule de transport en commun à effectuer cet enlèvement de corps, parce que la ville de Bloléquin ne disposant pas de morgue.

Téléchargez gratuitement et installez l’Application du lecourrierquotidien.com 
en cliquant ici: 
lecourrierquotidien.apk  

«  C’est le CB Koné Raoul qui a délivré un laissez-passer pour le transfert du corps » à la morgue de Toulépleu. Dans une vidéo très émouvante postée par la mère de al victime, celle-ci interpelle directement la Première Dame, Dominique Ouattara et réclame justice. « On ne cherche pas de l’argent dans cette affaire. On veut que justice soit faite. Nous voulons la vérité sur cette mort dite «  violente » de mon fils. Mme Dominique Ouattara, je vous appelle à notre secours. L’enquête est bloquée.

Nous lançons un appel au couple présidentiel. Nous voulons connaître la vérité. Aidez-nous », lance-t-elle en sanglots. Aux dernières nouvelles, le préfet de Bloléquin s’est saisi de l’affaire, parce qu’il y a des troubles dans l’air. Le commandant de Brigade est accusé «  de complaisance » vis-à-vis du riche transporteur «  qu’il a reçu à son bureau, en tête à tête », peu après le drame, menace d’ouvrir le feu sur quiconque «  marcherait sur la gendarmerie ». «  J’ai des armes. Si quelqu’un tente de marcher sur la brigade de gendarmerie, je n’hésiterait pas à ouvrir le feu sur lui » a menacé l’élément du général de division Alexandre Apalo Touré, les parents de la victime.

Les photographies du corps, faites par les parents du jeune defunt, à la morgue de Toulépleu, sont insoutenables. Elles laissent apparaître un crâne fracturé et une ouverture dans sa poitrine. Le corps de Séanda Junior, est d’autant plus méconnaissable qu’il est difficile d’accepter la thèse d’un jet d’un morceau de bois par «  un fou ». Des hématomes partout sur le corps, dues à plusieurs impacts de blessures. Au niveau de sa poitrine, une large blessure est observable. Ainsi qu’au niveau de sa tempe. Son corps est lacéré de blessures.

La partie dorsale du cou, notamment au niveau de la nuque est ouverte. La chevelure et une partie de la cervelle arrachées. Ce qui a dû rapidement causer la mort du jeune apprenti. Ce jeune Gueré de Toulépleu était seul avec trois jeune nigérians, les enfants de son patron. Sa famille est inconsolable. «  Ils ont tué mon fils. C’est un assassinat qu’ils veulent masquer. Et, le chef de brigade est complaisant. Ce meurtre ne restera pas impuni. Le transporteur a sacrifié mon fils » s’est-il emporté, entre des sanglots.


Laisser un commentaire

Côte d'Ivoire/Insécurité : kidnappées, 3 jeunes étudiantes réussissent à s'échapper grâce à une...
Abidjan/ Drame : Un élève de 1ère trouve la mort dans une bagarre
Bonéfla Côte-d’Ivoire: Trois présumées sorcières « enterrées vivantes » après la mort d’un...
Côte d'Ivoire : Accusant sa fille d'être une sorcière, un « Pasteur » lui fait subir des violences...
Accident de circulation à Port Bouet : Deux jeunes à moto écrasés par un camion-benne, leur cervelle...

Autres articles