Faits divers - Situation sécuritaire

Insécurité : Un ex-combattant tire sur un passant, voici ce qui lui arrive


Publié le 18 Mars 2020 à 00:48
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La quiétude de la population abidjanaise vient à nouveau d'être perturbée par un ex-combattant démobilisé. Ce dernier a tiré à bout portant sur un passant, ce lundi 16 mars 2020, qu'il a grièvement blessé à la poitrine, avant de s'évanouir dans la nature.

Un ex-combattant démobilisé arrêté par la police

Alors que les autorités ivoiriennes annoncent une normalisation du niveau de la sécurité en Côte d'Ivoire, beaucoup de faits et méfaits viennent contredire cette version officielle. Les enfants en conflit avec la loi communément appelés « microbes », les coupeurs de routes et autres bandits de grand chemin ne cessent en effet de sévir dans la capitale ivoirienne (Abidjan) et dans les villes de l'intérieur du pays.

Un ex-combattant, qui vient rallonger cette liste de délinquants, ira méditer son acte à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (MACA). À en croire la Direction générale de la police, qui publie l'information sur les réseaux sociaux, « le lundi 16 mars 2020, aux environs de 18 heures, le nommé Coulibaly Ibrahim, un ex-combattant, avait fait usage d’une arme à feu, blessant un passant à la poitrine. Après son forfait, il avait pris la fuite ».

Alerté, le Commissaire de police d'Anyama a donc déployé ses éléments sur le terrain afin de mettre le grappin sur cet indélicat qui s'est visiblement trompé d'époque. « Grâce à la police de proximité, le Commissariat de Police l’a localisé et a mené une opération aux environs de 03 heures à Yopougon zone industrielle, où il s’était réfugié dans un domicile », apprend-on du service de communication de la police nationale, avant d'ajouter : « L’opération s’est soldée par son interpellation. »

Cet ex-combattant sera donc traduit devant la justice ivoirienne pour coups et blessures volontaires, tentative de meurtre et détention illégale d'arme à feu.

Les ex-combattants démobilisés, anciens rebelles reversés dans la vie civile, faut-il le rappeler, avaient manifestés contre le pouvoir d'Abidjan pour réclamer leur "prime Ecomog", à l'instar de leurs anciens frères d'armes retenus dans l'armée ivoirienne (les 8 400), qui avaient perçu 12 millions de francs CFA après une vague de mutinerie en 2017.


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