Faits divers - Violence conjugale

Les avocats de Droh Tidiane démentent et condamnent les accusations de violences conjugales à l’encontre de leur client


Publié le 20 Avril 2020 à 14:12
Source: Autres Sources
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Autres Sources

L’affaire a fait grand bruit ce week-end sur les réseaux sociaux. Une vidéo montrant une dame sauter du 3ème étage de son immeuble a suscité l’indignation des internautes accusant son mari de violences conjugales. La police a même réussi à mettre la main sur le présumé coupable. Puis, la femme présumée battue a donné une autre version. L’affaire étant aux mains de la justice, les avocats de Droh Tidiane démentent et condamnent les accusations de violences conjugales à l’encontre de leur client et demandent le verdict avant de tirer des conclusions.

DECLARATION DU COLLECTIF DES CONSEILS DE M. DROH TIDIANE

Depuis plusieurs jours, une vidéo circule sur les réseaux sociaux dans laquelle l'on aperçoit M. DROH TIDIANE qui tente de sauver sa concubine qui est sur le point de faire une chute du troisième étage de l’immeuble abritant leur domicile sis à Yopougon.

Malheureusement, les commentaires mensongers et diffamants tenus par les auteurs de ladite vidéo et relayés par bon nombre d’internautes, ont laissé croire que lesdits faits sont la résultante d’une scène de violences conjugales suscitant ainsi, l'indignation de l'opinion nationale.

Par ailleurs, alors que l’enquête préliminaire destinée à révéler les circonstances de cette chute, venait à peine d’être ouverte, la Direction Générale de la Police Nationale publiait le 18 Avril 2020 sur sa page Facebook, un communiqué affirmant de façon péremptoire que M. DROH TIDIANE dont l’identité complète a été indiquée, photographie à l’appui, « a commis des violences sur sa concubine dans la nuit du samedi 18 avril 2020. »

Pis, une chaîne de télévision nationale a procédé au moyen d’un reportage tendancieux diffusé sur ses ondes, à une enquête de moralité de M. DROH TIDIANE, voire à l’établissement d’un profil de culpabilité de celui-ci alors qu’elle n’en avait nullement la qualité ;

Le Collectif des conseils de M. DROH TIDIANE condamne de tels actes qui n’ont pour unique but que de porter atteinte aux droits de la défense en influençant par des pressions émanant de l’opinion nationale, le traitement de la procédure par les juridictions nationales.

Par ailleurs, ces actes violent le principe de la présomption d’innocence consacré par l’alinéa 4 de l’article 7 de la loi n°2016-886 du 08 Novembre 2016 portant Constitution de la République de Côte d’ivoire en raison de la stigmatisation sociale qu’ils sont de nature à entrainer et du préjudice qui pourrait en résulter pour M. DROH TIDIANE.

L’article 2 du Code de Procédure Pénale faut-il le rappeler, faisant écho au texte précité, dispose : « Toute personne mise en cause ou poursuivie est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été judiciairement établie ».

Le Collectif des conseils de M. DROH TIDIANE en appelle, par conséquent, à la retenue des uns et des autres en vue de favoriser un règlement de ce contentieux dans le strict respect des droits et intérêts de chacune des parties.

POUR LE COLLECTIF

Me Jessica Aya NANOU

Me Serge OURAG


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