Société - Meurtre du Gendarme a Yop

Côte d’Ivoire : Dramane Doumbia, proche du maire Kafana, commanditaire présumé du meurtre du MDL Tiekou ?


Publié le 27 Août 2019 à 10:53
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Le meurtre du sous-officier de la gendarmerie nationale MDL Anderson Tiékou perpétré par des chargeurs, appelés “Gnambros”, dans l’après-midi du dimanche 25 août 2019, à la gare routière de Yopougon Sicogi communément appelée « Lavage », serait-il en train de livrer ses premiers indices ?

l’Agence ivoirienne de presse (AIP), le commanditaire présumé du meurtre du MDL Anderson Tiékou, serait Doumbia Dramane. « Les forces de sécurité ont aussi procédé à des arrestations et le présumé commanditaire de l’assassinat du jeune gendarme est le responsable du syndicat des transporteurs, Doumbia Dramane, par ailleurs premier responsable de la gare routière de Yopougon Sicogi », précise l’agence officielle.

Activement recherché par les forces de sécurité, ce dernier serait en fuite, précise l’AIP. Conseiller municipal à la mairie de Yopougon, Dramane Doumbia est connu comme un proche du ministre Koné Kafana, membre du parti au pouvoir, le RHDP, par ailleurs député-maire de la commune de Yopougon.

Accompagnant le préfet du département d’Abidjan, Vincent Toh Bi Irié, sur les lieux du crime, ce lundi 26 aôut 2019, le ministre-député-maire Gilbert Kafana Koné a condamné « fermement » ce meurtre. « Assassiner de sang froid un gendarme, c’est inadmissible. Et c’est un crime qui va valoir plus de sanctions à ces auteurs », a-t-il signifié, comme pour prendre ses distances avec celui qui est présenté comme son proche.

Un proche du maire précise que celui-ci est affecté par ce drame qui est survenu sur sa commune, non loin de ses bureaux. « Les enquêtes avancent et permettront de situer toutes les responsabilités. Le maire est du côté de la justice », précise-t-il.

Les gnambros sont ces personnes dont le travail consiste dans les gares routières ou aux alentours à charger les passants dans les véhicules de transports. En général, c’est une somme avoisinant les 25 francs CFA par passager qu’ils réclament au conducteur comme un « droit de chargement ».

Mais ce service à la personne a pris une forme beaucoup plus brutale : les gnambros forcent les conducteurs de taxis collectifs à payer des pourboires de plus en plus élevés, n’hésitant pas à utiliser la violence pour dissuader tout chauffeur non-coopératif.

Armés de bâtons, de poings américains, de lance-pierres, ou de « dents de caïman », une sorte de pieux pour crever les roues des véhicules, ils sont la bête noire des conducteurs de wôro-wôro, de gbaka ou des véhicules dits « banalisés ».


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