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Côte d’Ivoire : Qui est Souleymane Keïta, chef djihadiste du GSIM derrière l’attaque de Kafolo ?


Publié le 25 Juin 2020 à 10:09
Source: lecourrierquotidien.com
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Dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 juin 2020, le poste-frontière de Kafolo, un village au nord-est de la Côte Ivoire avait été frappé par une attaque Djihadiste. Douze militaires ivoiriens avaient péri, six autres avaient été blessés. Un assaillant avait également été tué. Selon le Bureau d’études sur l’extrémisme et les conflits communautaires en Afrique (BSECA), l’attaque avait été revendiquée, avant son exécution, par le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM) dont Souleymane Keïta est le chef. Qui est Souleymane Keita, patron du GSIM ?

Souleymane Keïta est un chef djihadiste d’Ansar Dine, âgé de 52 ans et né Kaolack au Sénégal. Selon d’autres sources, il est né à Kangaba au Mali, à moins de 50 kilomètres de la frontière guinéenne. Il est d’une famille Malinké d’origine guinéenne. Il a fait l’école coranique durant son enfance avant d’aller en Egypte pour ses études religieuses où il reçoit également une formation militaire. Souleymane Keïta a aussi éffectué de nombreux voyages en Arabie saoudite. Mi 2000, il fait la rencontre de Lyad Ag Ghali, un chef de guerre touareg malien, surnommé Abou al-Fadel à la mosquée Markaze, dirigée par Tablighi Jamaat (Association pour la prédication) à Bamako. Notons que Tablighi Jamaat est une société de prédication musulmane revivaliste.

En 2012, il rejoint Ansar Dine ou Ansar Eddine, un groupe armé salafiste djihadiste fondé et dirigé par Lyad Ag Ghali puis participe à la guerre du Mali depuis 2012. Selon la Direction générale de la sécurité d’Etat (DGSE) malienne, Kéïta fût « un sergent recruteur ». Il a participé à la bataille de Konna qui s’est déroulé du 9 au 17 janvier 2013. Après l’Opération Serval, il regagne le sud du Mali et fonde la katiba Khaled Ibn Walid, aussi appelée « Ansar Dine Sud ». Précisons que la Katiba est composée de combattants venus de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Selon l’AFP, Souleymane Kéïta serait à la tête de 200 hommes selon une source de sécurité malienne.

Qui est Souleymane Keïta, chef djihadiste du GSIM

Il collaborait avec le Front de libération du Macina. En 2015, il monte un camp d’entrainement à Samanco, dans les faubourgs de la capitale malienne détruite par la suite par l’armée du Mali. Il monte une base dans la forêt de Sama, dans la région de Sikasso, à l’extrême sud du Mali, non loin de la frontière ivoirienne. Le groupe occupe temporairement le camp militaire de Misséni le 10 juin puis la ville de Fakala le 28 juin. Le 16 juillet l’armée malienne prend d’assaut la forêt de Sama et s’accapare du camp djihadist . Le natif de Kaolack prend ainsi la direction de la Guinée avant de se retrouver dans plusieurs pays. À savoir en Gambie, en Sierra Leone. Quant à son compagnon Amadou Niangadou, dit « Djogormé », il est arrêté en Côte d’Ivoire puis transféré au Mali le 19 août 2015, avec six de ses hommes. Depuis, quelques éléments armés de ce groupe sont restés dans cette zone.

Souleymane Keïta chef djihadiste

Tantôt ils sont des coupeurs de routes, tantôt ils sont qualifiés de djihadistes mais sans une grande capacité de nuisance. Souleymane Keïta est arrêté à son tour le 29 mars 2016 près de Sokolo, à la frontière mauritanienne par les forces spéciales des services de renseignements maliens. C’était ainsi la fin d’une traque de plus de dix mois. Selon certaines sources, Souleymane Keïta s’apprêtait à regagner Tombouctou (nord) pour rejoindre probablement Lyad Ag Ghali, le chef du groupe islamiste Ansar Eddine, dans la région de Kidal (nord-ouest). De précieux documents auraient été retrouvés sur celui qui s’était spécialisé dans le recrutement de jeunes désœuvrés dans le Sud. L’Unité des forces spéciales maliennes l’avait aussitôt amené à Bamako pour l’y placer dans une cellule de la DGSE.

En février 2019, dans le plus grand secret, Bamako a libéré plus d’une quinzaine de djihadistes, dont le célèbre Souleymane Keïta, libéré sous le nom de Souleymane Sidi en échange de personnes détenues par eux. Depuis son retour sur le terrain, de plus en plus la frontière Maliano-Burkinabé est la cible d’attaques par des hommes armés non identifiés (HANI) et non jamais revendiqués. Depuis février 2020 une dizaine d’attaques ont concernées cette frontière visant surtout les postes frontières et de positions d’agents forestiers.

avec afriksoir.net


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